Une simulation d’assurance solde restant dû (ASRD) donne le montant que l’assureur rembourserait au prêteur si vous décédiez pendant votre crédit, et la prime demandée pour ce risque. Il n’existe pas de tarif « standard » : la prime est calculée sur mesure, selon le montant emprunté, la durée, votre âge et votre état de santé. Une simulation en ligne ne donne donc qu’un ordre de grandeur ; seule l’offre d’un assureur, après questionnaire médical, fait foi.
| L’essentiel |
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Comment fonctionne l’assurance solde restant dû
Si vous décédez avant d’avoir remboursé votre emprunt, l’assureur paie au prêteur le solde encore dû, en totalité ou selon le pourcentage de couverture choisi. Vos proches n’héritent donc pas de cette dette et peuvent, dans le cas d’un crédit hypothécaire, rester dans le logement. Si vous êtes en vie à la fin du prêt, le contrat s’arrête et vous ne récupérez rien : la prime payée correspond au prix du risque couvert.
Lorsque vous empruntez à deux, chaque emprunteur peut être assuré pour une part du capital.
Ce qui fait varier la prime
D’après Wikifin (FSMA), l’assureur tient compte notamment de :
- du montant emprunté et du pourcentage couvert ;
- de la durée du remboursement ;
- de votre âge au moment de la souscription ;
- de votre état de santé (fiche médicale, parfois examen médical) ;
- d’autres facteurs de risque, comme votre métier.
Répondez au questionnaire médical en toute honnêteté : une déclaration inexacte peut conduire l’assureur à refuser ou à réduire son intervention.
Prime unique ou primes périodiques
La prime peut être payée :
- en une fois, au départ du crédit (prime unique) ;
- par tranches, étalées sur plusieurs années. Selon Wikifin, le paiement étalé se termine généralement aux deux tiers de la durée du prêt, par exemple 10 ans de primes pour un crédit de 15 ans.
La prime unique évite de payer chaque année, mais elle mobilise une somme au moment de l’achat, souvent déjà chargé en frais. Si le crédit est remboursé par anticipation, demandez à l’assureur comment la prime déjà payée est traitée : les règles dépendent du contrat.
Capital dégressif ou capital constant
Par définition, une ASRD suit le solde restant dû : pour un prêt remboursé par mensualités constantes, le capital assuré baisse au fil des remboursements (capital dégressif). Pour un crédit dont le capital est remboursé en une fois à la fin, le solde reste le même pendant toute la durée : le capital assuré est alors constant.
Exemple illustratif (hypothèses : 200 000 € empruntés sur 20 ans, taux fixe de 3 % par an, mensualités constantes de 1 109,20 €, couverture 100 %) :
| Après | Solde restant dû |
|---|---|
| 0 an | 200 000 € |
| 5 ans | environ 160 600 € |
| 10 ans | environ 114 900 € |
| 15 ans | environ 61 700 € |
Ce taux sert uniquement au calcul : ce n’est pas une offre. Pour lire votre propre tableau d’amortissement, voyez notre guide sur le remboursement hypothécaire.
Faire une simulation utile : les données à préparer
- Le montant et la durée exacts du crédit (ou le tableau d’amortissement de l’offre).
- Le type de remboursement : mensualités constantes, capital constant ou remboursement du capital en fin de contrat.
- Le pourcentage de couverture par emprunteur.
- Votre date de naissance et les informations de santé que l’assureur demandera.
- Le mode de paiement souhaité : prime unique ou primes étalées.
Demandez ensuite plusieurs offres pour les mêmes données, et comparez les risques couverts, les exclusions et le coût total. Pour préparer le crédit lui-même, consultez notre page simulation de prêt hypothécaire.
Vos droits : libre choix de l’assureur et comparaison
- Le prêteur peut exiger une ASRD, mais il ne peut pas vous imposer un assureur qu’il désigne.
- Il peut en revanche accorder une réduction de taux si vous prenez l’assurance chez lui. Sur la durée du crédit, cet avantage peut être annulé par une prime plus élevée qu’ailleurs : comparez le coût global.
- Pour un crédit à la consommation, personne ne peut vous obliger à souscrire une ASRD. Si un tarif réduit est lié à l’assurance, vous pouvez demander le TAEG avec et sans l’assurance.
- Si vous changez d’assureur alors que le crédit court depuis au moins un tiers de sa durée, le prêteur ne peut pas supprimer la réduction accordée au départ. Selon Wikifin, cette règle vaut pour les crédits conclus à partir du 1er juin 2024.
Problème de santé : surprime, refus et droit à l’oubli
Un risque de santé plus élevé peut entraîner une surprime ou un refus. Dans ce cas, l’assureur doit distinguer la prime de base de la prime supplémentaire, vous expliquer sa décision et vous permettre de contacter son médecin-conseil pour connaître la base médicale retenue.
Le droit à l’oubli prévoit que, pour une ASRD liée à un crédit hypothécaire, l’assureur ne peut plus tenir compte d’un cancer ou de certaines maladies graves après une période déterminée, souvent cinq ans selon Wikifin. Il vaut aussi pour certaines maladies chroniques. Les conditions exactes dépendent de la pathologie : faites-les vérifier par l’assureur avant de remplir le questionnaire.
Erreurs fréquentes
- Accepter l’assurance du prêteur sans demander d’autres offres.
- Comparer seulement le taux du crédit, et non le coût total crédit + assurances.
- Choisir une couverture trop faible pour le co-emprunteur qui a les plus gros revenus.
- Omettre une information dans la fiche médicale.
Pour situer l’ASRD dans l’ensemble du projet (quotité, frais, garanties), lisez aussi notre guide du crédit immobilier en Belgique.
Sources
- Wikifin (FSMA), « Qu’est-ce que l’assurance solde restant dû ? », mise à jour du 25 septembre 2026, consulté le 26 septembre 2026 : wikifin.be
- Wikifin (FSMA), « Quelles assurances devez-vous souscrire dans le cadre d’un crédit hypothécaire ? », mise à jour du 6 février 2026, consulté le 26 septembre 2026 : wikifin.be
- Wikifin (FSMA), « Devez-vous souscrire une assurance solde restant dû pour un crédit à la consommation ? », mise à jour du 16 février 2026, consulté le 26 septembre 2026 : wikifin.be